UIA – A Place to Be-Come

3,6 millions d’euros de subsides européens pour lutter contre la pauvreté à Seraing

logo A Place to Be-Come projet UIA de la Ville de Seraing

La Commission européenne a décidé d’octroyer un subside à hauteur de 3.631.812 d’euros à la Ville de Seraing pour son projet UIA (Actions Innovantes Urbaines) « A place to be come ». Ce dernier, axé sur la lutte contre la pauvreté urbaine, est d’ailleurs le seul projet belge à avoir été sélectionné par l’Europe (20 élus sur 175 candidats ayant terminé un dossier de candidature) lors de cet appel et le premier projet wallon à être retenu depuis la mise en place de ce système de financement.

Le projet « A Place to Be-Come »

L’UIA (Actions Innovantes Urbaines) est une initiative de l’Union européenne qui a lancé un appel à projets, destiné à des villes de plus de 50.000 habitants, et qui a pour objectif de mettre en place des actions innovantes répondant à des enjeux prédéfinis. C’est dans ce cadre que la Ville de Seraing a soumis, en janvier dernier, sa candidature  dans l’axe « lutte contre la pauvreté urbaine ».  Le projet,  intitulé « A Place to Be-Come » et centré sur le quartier de gare de Seraing-centre, propose un processus d’urbanisme inclusif et novateur. La problématique de la pauvreté urbaine avait été identifiée avec l’aide de groupes de travail organisés par le Hub Créatif de Seraing.

Ce dernier se base sur un diagnostic du quartier de Seraing centre (réalisé dans le cadre du projet Npower, qui vise à soutenir des politiques de développement des quartiers en difficulté) qui met en avant un nombre important d’opportunités. Celles-ci sont notamment liées à la transformation du quartier (arrivée de la gare, réhabilitation des parcs et volonté d’en faire des zones pilotes en matière de gestion différenciée des espaces verts, projet de « quartier nouveau » sur le site du HF6).  Mais il  reprend aussi toutes les difficultés de ce même quartier : taux de chômage élevé, pauvreté, actes inciviques nombreux, cloisonnements physiques (voie ferrée) et sociaux.

Le projet a pour objectif principal l’inclusion sociale.  Le but est que chaque habitant actuel ou à venir se sente entendu et inclus dans les transformations du quartier pour en tirer profit.  Le projet rassemble, à ce titre,  à la fois une dimension urbaine et sociale, alliant ainsi les priorités du master plan urbanistique et social de la ville.

Plus concrètement, les actions s’étaleront sur 3 ans à partir de septembre 2019. 

Que finance l’Union Européenne via ce projet ?

  1. Des moyens humains supplémentaires pour :
    • Coordonner et soutenir les services sociaux et les associations du quartier;
    • Accompagner chaque habitant dans son parcours de vie et dans son implication dans les transformations urbaines ;
    • Former des personnes à la gestion différenciée des espaces verts ;
    • Engager du personnel supplémentaire sous contrat art 60 pour contribuer à l’entretien du quartier.
  2. Des études pour :
    • Appréhender l’aménagement urbain afin de maximiser les connections intra- et inter-quartier et permettre à tous de se sentir reconnus ;
    • Envisager dans quelle mesure le nudging* peut être un outil d’implication citoyenne et de lutte contre les incivilités au sein du quartier.
  3. Des investissements et aménagements, socles du devenir des services publics notamment sociaux du quartier : 
    • la réhabilitation de bâtiments dont l’objectif est de répondre aux besoins sociaux et pédagogiques du quartier et les autres occupants à venir ;
    • la construction d’un tout nouvel abri de jour à hauteur du numéro 200 de la rue Ferrer. Ce bâtiment permettra le développement de services supplémentaires et mixtes à proximité de l’organisation ;
    • la mise en place de nudges dans le quartier afin de soutenir les objectifs du projet.

7 partenaires porteront l’ensemble de ces actions

  • la Ville de Seraing (1.832.000 euros de l’Europe) portera notamment les investissements du projet ;
  • l’Arebs (avec 688.090 euros) gèrera entre autres le management, la coordination et la communication du projet ;
  • le CPAS de Seraing (166.400 euros) interviendra dans la coordination des services et l’accompagnement des personnes dans leur parcours de vie ;
  • l’ULiège (536.080 euros) via précisément le LEMA et PsyNCog. Le LEMA se chargera d’encadrer la démarche participative autour de l’urbanisme du quartier et fera des recommandations au niveau des liaisons dans et avec le quartier.  Tandis que PsyNCog réalisera le diagnostic psychosocial et l’évaluation de l’impact de l’environnement par ses habitants et l’espace public ;
  • Natagora (241 682 euros) formera et accompagnera les équipes communales et les personnes volontaires du quartier dans la gestion différentiée des espaces verts ;
  • Letsgocity (121.240 euros) interviendra dans la communication, notamment numérique ;
  • Psykolab (46.320 euros) réalisera la mise en oeuvre du design et l’implémentation des interventions psychosociales notamment en matière de nudges.

* La théorie du Nudge est un concept des sciences du comportementde la théorie politique et d’économie issu des pratiques de design industriel, qui fait valoir que des suggestions indirectes peuvent, sans forcer, influencer les motivations, les incitations et la prise de décision des groupes et des individus, au moins de manière aussi efficace sinon plus efficacement que l’instruction directe, la législation ou l’exécution.

Logo du financement européen UIA pour la Ville de Seraing


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